C’est parti. De la plus petite ville à la capitale, des secteurs publics comme privés, un puissant mouvement contre la destruction des systèmes de retraite solidaire prend son envol. Les enquêtes d’opinion même publiées dans la presse de droite montre un soutien large de la population.
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 La Lettre du 8 décembre 2019
 
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Bonjour à chacune et chacun,

C’est parti. De la plus petite ville à la capitale, des secteurs publics comme privés, un puissant mouvement contre la destruction des systèmes de retraite solidaire prend son envol. Les enquêtes d’opinion, même publiées dans la presse de droite, montre un soutien large de la population. Nous entrons dans une période nouvelle. « Les causes communes », les intérêts populaires s’expriment et se retrouvent dans un mouvement pour l’intérêt général contre les intérêts du capital. La contre-réforme n’a en effet qu'un objectif : liquider au fil du temps les retraites par répartition et la solidarité intergénérationnelle et interprofessionnelle au profit d'une retraite par capitalisation, au bénéfice de ceux qui peuvent la payer. Le mécanisme même du paiement par « point » est une individualisation des droits contre les droits collectifs. C’est d’ailleurs M. Fillon, se disant lui-même favorable à ce mécanisme, qui expliquait que cela n’avait pour objectif que de diminuer le niveau des pensions. (Voir ici la vidéo)

La mobilisation est d’autant plus soutenue que nos concitoyens sentent bien que le pouvoir fait tout pour dissimuler la réalité et les effets de son projet. Les arguments sont contradictoires, flous et mensongers. Le ministre de l’éducation a ressorti ce vieil argument selon lequel « certains sont en grève parce qu’ils ne comprennent pas tout » Ah, le peuple, cet imbécile ! Comme au moment du débat sur le traité constitutionnel européen en 2004-2005. Et que dire de ces ministres qui répètent en boucle : « Nous sommes déterminés à appliquer notre réforme » puis, quelques phrases plus loin, critiquent ceux qui se mettent en mouvement en disant ne pas comprendre « qu’ils manifestent contre une réforme qu’on ne connait pas encore ».

Autre « élément de langage » comme ils disent, trouvé ces derniers jours au cœur des salons macroniens : la fameuse base des 1000 euros pour celles et ceux qui sont en deçà aujourd’hui. Bref, on nous présente comme un gigantesque progrès la retraite à 1000 euros, quand les loyers augmentent, sans parler des prix des maisons de retraite. Mais le pire n’est pas là dans le mensonge. Ce fameux plancher à 1000 euros est déjà inscrit dans la loi depuis… 2003 ! (A l’époque c’était d’ailleurs pour faire avaler une autre contre-réforme).

Pour être chaque jour documenté sur les enjeux de cette contre-réforme et sur les mouvements en cours, la presse utile c’est l’Humanité et l’Humanité Dimanche. Il est utile de lire et de faire circuler le document spécial de décryptage que L’Humanité met à votre disposition (télécharger ici) et la série d’interventions en vidéo de Sébastien Crépel, rédacteur en chef à L’Humanité, sur la plateforme l’Humanité.fr (voir ici).

Mon éditorial de L’Humanité Dimanche porte sur ces enjeux : la solidarité, c’est la civilisation :
 
C’était son projet, c’est devenu son mensonge. Les grands médias le cache.
« Nous ne toucherons pas à l’âge de départ à la retraite, ni au niveau des pensions» certifiait noir sur blanc M. Macron dans son programme présidentiel. Devenu président, il déclare : « Il faudra travailler plus longtemps, car on vit plus longtemps » (...).
 
 
 
L'éditorial de L'Humanité Dimanche
 
 
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Revoir mon passage sur la chaine LCI du 28 novembre 2019
 
 
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Résolution Maillard : la dérive continue en Macronie

La majorité macroniste de l’Assemblée nationale, sur instigation de l’un de leur député, M. Maillard, a repris une résolution votée il y a quelques mois par le Parlement européen visant à assimiler antisémitisme et antisionisme. Soyons clair. Le combat contre l’antisémitisme partout dans le monde doit être poursuivi et amplifié. L’antisémitisme et toutes les formes de racisme et de xénophobie sont des menaces contre lesquelles il faut se lever.
 
Ici, nous parlons d’une opération politique poussant au confusionnisme, ne rendant aucun service aux citoyens de confession juive eux-même. Elle revient à soutenir le pouvoir ultra-droitier en Israël qui légifère sur la nature de l’État (qui doit être un État juif). Autrement dit un pays où on habite à partir de critères ethnique et religieux. Ainsi le texte de M. Maillard va jusqu’à dire que « critiquer l’existence même d’Israël en ce qu’elle constitue une collectivité composée de citoyens juifs revient à exprimer une haine à l’égard de la communauté juive dans son ensemble ». Un texte du Parlement français désigne donc Israël comme « une collectivité composée de citoyens juifs ». Ainsi, on nie l’existence des 20% de citoyens arabes ou palestiniens dont la majeure partie est de confession musulmane ou chrétienne. Ce sont ceux que précisément le pouvoir israélien chasse de Jérusalem et ailleurs, au nom de la loi dite « nation ».
 
Il existe, y compris parmi les juifs, un débat sur le sionisme et l’antisionisme. Des juifs s’opposent au sionisme pour des raisons culturelles, politiques ou même religieuses. Il se trouvait même de nombreuses victimes de l’holocauste qui étaient antisionistes. Le sionisme représente pour les Palestiniens le déplacement forcé, l’occupation et la colonisation. Il est inadmissible de les caractériser comme antisémites parce qu’ils s’opposent au sionisme qui les dépossèdent de leurs terres et de leur État. Ils n’ont aucune haine des juifs, ils réclament justice. Et avec eux, toutes celles et ceux qui réclament l’application du droit international reconnaissant l’existence de deux États, dont évidemment un État palestinien.
 
La législation en France permet largement de combattre l’antisémitisme. Or ici celui qui critique la politique de l’État d’Israël, ou réclame les deux États conformément au droit international, ce que refuse Israël, serait donc considéré comme antisémite. On n’aurait pas le droit de critiquer le racisme institutionnalisé en Israël ? Déjà ces définitions servent à pourchasser les avocats, les militants et organisations de défense des droits humains. Tel est le fond de la question. Ces résolutions sont des soutiens à la politique d’occupation et d’annexion de la Palestine par les autorités israéliennes, et visent à faire taire toute critique de cette politique impérialiste.
 
D’ailleurs, ce M. Maillard participait le 28 mai 2019 à une conférence avec M. Dagan, chef d’une institution de l’État israélien chargée de développer les colonies dans la Palestine occupée. Ce qui vient de se passer est extrêmement grave de plusieurs points de vue. Cela contrevient à l’avis de la Commission nationale consultative des droits de l’homme insistant « sur la vigilance pour ne pas confondre racisme et critique légitime d’un État et de sa politique ». La dérive continue donc en Macronie. Il conviendrait de mettre un peu plus les choses à l’endroit.
 
 
L’Humanité : l'échéance approche
 
 
 
À une dizaine de jours maintenant de l’audience du tribunal de commerce portant sur un plan de continuation pour L’Humanité, la campagne de dons et de souscription est une réussite. Chaque jour, des dizaines de contributions financières affluent à mon bureau. Plus de 400 000 euros ont été collectés sur le million que nous recherchons. Ceci conforte aux yeux du tribunal notre plan, notre trésorerie et les négociations que nous avons engagées sur les dettes.
 
Malheureusement l’État tarde à nous donner une réponse positive sur l’écrasement de dettes publiques alors que depuis des mois on nous avait certifié la main sur le cœur que notre situation serait examinée avec bienveillance. Pire, nous sommes en règle pour tous nos paiements publics. Cela n’empêche pas de multiplier les vérifications minutieuses et les commandements à payer pour des versements déjà effectués. Par contre, nos remboursements de TVA se font en retard et l’aide publique aux quotidiens à faibles ressources publicitaires n’est toujours pas versée. Veut-on nous empêcher de franchir les derniers obstacles ? La question se pose ! Cette attitude peu compréhensible peut être un obstacle à l’approbation de notre plan par le tribunal.
 
Après les questions qui nous étaient adressées sur le lieu de la Fête de l’Humanité les 11-12-13 septembre prochains, nous avons confirmé cette semaine, suite à mes rencontres avec la société chargée des équipements olympiques et le Conseil général de Seine-Saint-Denis, que la fête se tiendrait bien au même lieu que ces dernières années. Par la suite, cet espace servira au village des médias des jeux olympiques et sera urbanisé. Nous travaillons sur un autre lieu pour 2021. Mais, il était important que nous puissions confirmer la tenue de la prochaine fête dès cette semaine dans le cadre de notre plan de continuation.

Notre détermination à sauver L’Humanité reste intacte. Le combat se poursuit.
 
 
 

Vous souhaitant une bonne fin de semaine et de beaux engagements combatifs, recevez mes amicales salutations,

Patrick Le Hyaric
 
 
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