Quatre éclairs dans le sombre ciel mondial. La première lueur vient d'Italie où le Sénat a levé l’immunité parlementaire du proto-fasciste Salvini pour son inhumanité vis-à-vis des migrants et la violation de la loi Italienne assurant l’accueil des réfugiés.
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La Lettre du 15 février 2020
 
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Bonjour à chacune et chacun,

Quatre éclairs dans le sombre ciel mondial

La première lueur vient d'Italie où le Sénat a  levé l’immunité parlementaire du proto-fasciste Salvini pour son inhumanité vis-à-vis des migrants et la violation de la loi Italienne assurant l’accueil des réfugiés.

La seconde c’est le grand succès de nos amis historiques du Sinn Fein en Irlande. Ce parti et ses cadres sont merveilleux de patience, d’intelligence, de persévérance alors qu’ils ont tant subi avant l’accord de paix. Nous les côtoyons depuis très longtemps au Parlement européen, dans différentes relations politiques et amicales. J’ai, de surcroit, une émotion particulière quand je repense aux moments où le Parti communiste avait confié aux fédérations bretonnes d’entretenir des liens particuliers avec cette force durant ce qui s’appelait « la guerre civile ».

La troisième nous vient des États-Unis avec les scores de Bernie Sanders lors des premières élections primaires du Parti démocrate.

La quatrième raison de se réjouir c’est le résultat de ce nouveau sondage : 67% des nos concitoyens souhaitent que le projet gouvernemental de contre-réforme des retraites soit soumis à consultation dans le cadre d’un référendum. 67% c’est un niveau extrêmement important qui dit beaucoup de l’aspiration démocratique. Ceci ne peut que conforter les mouvements sociaux en cours qui ont la particularité désormais d’associer, voire d’unir, les classes travailleuses les plus populaires, les plus exploitées et des couches classifiées de moyenne. Cela donne aussi des forces aux parlementaires progressistes, qui mènent un admirable combat à l’assemblée nationale.

Il faudrait maintenant organiser des délégations larges de travailleurs, de citoyennes et de citoyens, de privés d’emploi, d’enseignants, d’avocats, de médecins et d’infirmières pour aller aux permanences parlementaires de députés de la majorité présidentielle, de façon pacifique pour une discussion politique simple.

« Madame la députée, Monsieur le député vous déplorez que la situation soit bloquée, nous aussi. Vous sentez bien que vos argumentaires sont fragiles. Vous êtes incapable de répondre aux questions qu’on vous pose comme le niveau des futures retraites et l’âge de départ parce que votre gouvernement ne vous donne pas ces éléments. Sans doute avez-vous découvert comme nous avec stupéfaction que la retraite ne serait même pas calculée sur le niveau des salaires mais sur un indice inexistant « un revenu moyen ». Par delà nos différences et nos oppositions, compte tenu de ce qui se passe, on doit convenir que tout ceci n’était pas dans le programme présidentiel ni même dans vos propositions de candidates ou candidats à la députation. Dans ces conditions vous devriez être d’accord pour que l’on consulte les citoyens par référendum. Il y aura un débat démocratique entre nous mais c’est le peuple qui tranchera. Vous pouvez donc voter la motion référendaire que proposent les députés communistes. »

Une telle démarche permettrait d’élargir encore les mouvements en cours, de faire découvrir les contenus des projets en débat à l’assemblée. Pour cela les documents de décryptage de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche sont une aide précieuse.

C’est le sens de mon éditorial de l’Humanité Dimanche cette semaine.
 
 
 
Les retraites méritent un référendum !
 
Mon éditorial de l'Humanité Dimanche de jeudi 13 février
 
Lire ici
 
Supercherie
 
 
L'éditorial de Sébastien Crépel dans l’Humanité du 14 février.
 
Lire ici
 
 
 
Palestine et droit international, l’indispensable combat

De multiples pressions ont été exercées sur plusieurs pays dont la Tunisie qui devait cette semaine présenter pour la Palestiniens - qui ne peuvent le faire - une résolution condamnant l’infâme plan Trump/Nétanayou visant à annexer la quasi-totalité de la Palestine au Conseil de sécurité. Cette résolution n’a donc pu être déposée. D’autres pays ont aussi subi ces pressions Nord-Américaines jusqu’au sein de l’Union européenne où même les propos du nouveau haut représentant de l’Union Joseph Borell (équivalent du ministre européen des Affaires étrangères) ont été contestés par plusieurs pays européens pour aboutir à une très mauvaise position européenne. Pire, ce qui était en projet était le vote d’une résolution de soutien au plan Trump. Ceci équivalait à rayer d’un trait de plume toute la jurisprudence du droit international. À ceci s’ajoute la tentative de réunir au Caire par l’entremise du pouvoir Egyptien une conférence dite « de paix » où ne sont invités que les amis des États-Unis dans la région pour en réalité faire avaliser le plan d’annexion de Trump et isoler les palestiniens. La situation se modifie donc de manière très inquiétante. On ne pourra la modifier que par la mobilisation populaire. C’est un peuple qu’on fait disparaitre. C’est le rôle de l’ONU et du droit qui sont bafoués. On ne peut rester silencieux. C’est le sens d’un appel de plusieurs organisations, paru la semaine dernière.
 
 
Lire l'appel unitaire publié dans l'Humanité
 
 
 
Cette même ONU a enfin publié cette semaine par l’intermédiaire de la haute commissaire aux Droits de l’Homme la liste des entreprises qui investissent pour Israël sur les territoires annexés participant ainsi de fait à la colonisation. Là, encore l’idéologie dominante brouillant en permanence le droit israélien (en opposition avec le droit international) et le régime d’occupation militaire et économique vise à faire accepter un état de fait. Or, les entreprises qui investissent dans des zones occupées participent à la colonisation en violation du droit international. Il est dommage que la commission de l’ONU ne soit pas plus ferme sur ce sujet. Les mêmes qui enfin reconnaisse le rôle de Nelson Mandela pour abattre l’apartheid en Afrique du sud doivent se souvenir que c’est une campagne de sanctions et de boycott qui a permis de soutenir son combat et celui de l’ANC.

Je mets ici à votre disposition la liste complète des entreprises ciblées par L’ONU :
Afikim Public Transportation, Airbnb, American Israeli Gas Corporation, Amir Marketing and Investments in Agriculture, Amos Hadar Properties and Investments, Angel Bakeries Archivists, Ariel Properties Group Ashtrom Industries, Ashtrom Properties, Avgol Industries, Bank Hapoalim, Bank Leumi Le-Israel, Bank of Jerusalem, Beit Haarchiv, Bezeq, the Israel Telecommunication Corp, Booking.com, C Mer Industries, Café Café Israel, Caliber 3, Cellcom Israel, Cherriessa, Chish Nofei, Citadis Israel, Comasco, Darban Investments, Delek Group, Delta Israel, Dor Alon Energy in Israel, Egis Rail, Egged, Israel Transportation Cooperative Society, Energix Renewable Energies, EPR Systems, Extal, Expedia Group, Field Produce, Field Produce Marketing, First International Bank of Israel, Galshan Shvakim, General Mills Israel, Hadiklaim Israel, Date Growers, Hot Mobile, Hot Telecommunications System, Industrial, Buildings Corporation, Israel Discount Bank, Israel Railways, Italek, JC Bamford Excavators, Jerusalem Economy, Kavim Public Transportation, Lipski Installation and Sanitation, Matrix IT, Mayer Davidov Garages, Mekorot Water Company, Mercantile Discount Bank, Merkavim Transportation Technologies, Mizrahi Tefahot Bank, Modi'in Ezrachi Group, Mordechai Aviv Taasiot Beniyah, Motorola Solutions Israel, Municipal Bank, Naaman Group, Nof Yam Security, Ofertex Industries, Opodo, Bank Otsar Ha-Hayal, Partner Communications Company, Paz Oil Company, Pelegas, Pelephone Communications, Proffimat, Rami Levy Chain Stores Hashikma Marketing, Rami Levy Hashikma Marketing Communication, Re/Max Israel Shalgal Food, Shapir Engineering and Industry, Shufersal, Sonol Israel, Superbus, Tahal Group International, TripAdvisor, Twitoplast, Unikowsky Maoz, YES, Zakai, Agricultural Know-how and inputs Ltd. ZF Development and Construction, ZMH Hammermand Ltd., Zorganika Ltd. Zriha Hlavin Industries, Alon Blue Square Israel, Alstom, Altice Europe, Amnon Mesilot, Ashtrom Group, Booking Holdings, Brand Industries, Delta Galil Industries, eDreams, ODIGEO, Egis, Electra, Export Investment Company, General Mills, Hadar Group Hamat Group, Indorama Ventures, Kardan, Mayer's Cars and Trucks Co, Motorola Solutions, Natoon Group, Villar International, Greenkote P.L.C.
 
 
 
Une passerelle portant le nom de François Coty à Puteaux
 
Il m’arrive ici régulièrement d’alerter sur la confusion des mots qui mènent à des désastres et surtout sur l’infiltration insidieuse des actes et idées fascistes dans l’espace public. Voici que la municipalité de Puteaux a inauguré au mois de septembre dernier une passerelle portant le nom de François Coty. Il est présenté comme le père de la parfumerie moderne, industriel français du parfum au début du 20e siècle, installant une usine sur l’île de Puteaux. Il faudrait ajouter à cette présentation que ce M. Coty était le grand financeur de l’extrême droite française des années 1920 jusqu'à 1934. En 1928, il a fondé le journal l’Ami du peuple, torchon antisémite. Dans le prolongement de la création de ce journal il fonde la ligue de Solidarité française en 1933. Tout ceci était calqué sur l’organisation nazie. L’un des spécialiste de l’antisémitisme en France, M. Laurent Joly, montre comment ces journaux et ce parti orchestre les campagnes de presse antisémite aussi importantes qu’au moment de l’affaire Dreyfus. Laurent Joly écrit : « La campagne de février-avril 1932 qui place l’antisémitisme au cœur du combat anticommuniste, n’est pas sans rappeler la propagande nazie ».

Ce qu’a ainsi fait la municipalité de Puteaux n’est rien de moins que la réhabilitation de ce qu’il y avait de pire dans les années 30. Ce sont les ligues factieuses que celle ville a honorées. Ceci s’est bizarrement fait dans un silence de plomb ; les bons donneurs de leçons, les prétendus combattants de l’antisémitisme en studio souvent anti-communiste ont oublié de parler sur cette gravissime affaire. Et, on peut camoufler, bidouiller les mots, parler de nationalistes pour cacher fascistes, rien n’y fait. La passerelle inaugurée ne sert pas seulement à relier l’ile de Puteaux au quai Dion-Bouton, c’est une passerelle vers le négationnisme. Et, c’est grave !

Jusqu’au sommet de l’Etat, ces confusions sont défendues très ouvertement. La vigilance s’impose dans la lecture de discours présidentiels qui semblent banals alors qu’ils sont porteurs d’une charge idéologique très inquiétante.
 
 
Emmanuel Macron reprend les mots de Charles Maurras
 
Ainsi M. Macron s’est lancé dans un étrange exercice pour remotiver ses troupes parlementaires après plusieurs jours de couacs. Justifiant le violent virage de sa politique à droite pour conforter la base électorale acquise lors des élections européennes, le président de la République a fait sienne la distinction chère à Charles Maurras, fondateur du « nationalisme intégral « , entre « pays réel » et « pays légal ». Au nom d’un recentrage de sa politique sur ses prérogatives régaliennes, dont la sécurité et l’immigration, le Président fait ainsi un dangereux distinguo entre les institutions républicaines et le peuple. Jusqu’ici, seule l’extrême droite reprenait à son compte cette notion de « pays réel » opposé à une République jugée, dans ses principes mêmes, corrompue et corruptrice.
 
 
45 millions de personnes sont menacées par la famine en Afrique
 
Assiste-t-on à la première grande famine liée au réchauffement climatique ? Les Nations unies ont lancé l’alerte sur la progression de la famine en Afrique Australe. 45 millions de personnes sont mises en danger à cause de la sécheresse, des inondations sur fond de difficultés économiques. En effet la répétition de phénomènes climatiques extrêmes provoque à la fois sécheresses ou tempêtes et cyclones qui conduisent à la destruction de récoltes agricoles ; le Zimbabwe , le Lesotho, la Zambie, la Namibie, le Mozambique, Malawi, Madagascar sont à des degrés divers très touchés. L’insécurité alimentaire et les famines vont donc s’aggraver. Cette alerte nécessite une coordination sous l’égide de l’ONU pour faire face aux pénuries alimentaires et une solidarité internationale tous azimuts.
 
 

Travailler Au Futur, c’est parti !
 
Le sens du travail et des métiers interroge de plus en plus. Des débats, actions, propositions et réflexions académiques ré-émergent ainsi sur des enjeux comme la pénibilité, la durée du travail, l’égalité entre les femmes et les hommes, les effets de la révolution numérique ou l’indispensable métamorphose écologique. Le groupe L’Humanité souhaite prendre toute sa part dans cette réflexion en s’engageant dans une importante initiative de co-construction d’un espace de réflexions et de débats autour des enjeux du travail au futur, ses bouleversements, ses évolutions positives ou négatives.
 
Ce projet, baptisé TaF, heureux acronyme pour « Travailler au Futur », se déclinera en plusieurs outils. Cette revue trimestrielle accueillera contributions, analyses, confrontations et reportages sur la vie dans l’entreprise, au bureau, à la ferme ou dans les espaces dits de « coworking ». Travailleurs comme experts, syndicalistes comme directeurs des ressources humaines, sociologues, juristes ou militants associatifs du monde entier seront sollicités pour y contribuer.
 
Le second élément est une plateforme numérique participative permettant de mettre en commun des informations, documents, contributions et expertises qui exploreront, analyseront, interrogeront le travail sous toutes les coutures.
 
Enfin, un troisième lieu sera constitué par l’organisation de plusieurs forums publics où se confronteront, chaque année, les actrices et acteurs du monde économique, social, culturel, associatif, écologique, et penseurs de diverses disciplines. Nous avons, avec ce projet, le souci de pousser le plus loin possible la féconde dialectique des actions et négociations autour du travail : son exploitation est inséparable de son potentiel créateur, émancipateur et transformateur. TaF compte ainsi faire œuvre utile en montrant aussi bien la dureté du travail que ses réalisations épanouissantes, son potentiel créateur autant que ses dérives aliénantes, ses mutations autant que ses permanences.
Ce premier numéro s’attache à montrer le travail « dans tous ses états », défrichant les problématiques générales auxquelles il fait face, présentant les grands secteurs de l’emploi avec des statistiques éclairantes, comme une première pierre posée aux fondations d’un édifice plus large. C’est en effet un travail de longue haleine que nous entamons.
 
Vous aussi, vous pouvez y contribuer en donnant votre opinion sur la plateforme ou dans le courrier des lecteurs que nous ouvrirons dès le prochain numéro de TaF. Ce projet avancera en lien avec un comité scientifique garant de la qualité et du respect des contributions éditées et des actions initiées, dans leur diversité. Des personnalités aussi prestigieuses que Dominique Méda, Bernard Thibault, Jacques Rigaudiat, Évelyne Sir-Marin, Pierre Musso, Maryse Dumas, Guy Groux ou Danièle Linhart ont déjà décidé d’en être partie prenante.
 
Regagner le pouvoir sur le travail est une condition nécessaire pour regagner du pouvoir sur nos vies. C’est avec cette certitude et cette ambition que nous vous invitons à être partie prenante de cet enthousiasmant projet TaF, Travailler au Futur.
 
Commander le premier numéro de TaF
 
 
Cette semaine sort aussi mon livre « La banlieue porte plainte. Aubervilliers au cœur ».
Vous pouvez dès à présent le commander sur la boutique en ligne de l'Humanité.
 
 
En vous souhaitant la meilleure semaine possible, je vous adresse mes amicales salutations.

Patrick Le Hyaric
 
 
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Patrick Le Hyaric
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